Pour rappel, les anciennes DRASS qui relevaient du préfet et assuraient les audits, ont disparu en 2010 au profit de la Mission nationale de contrôle (MNC) pilotée au niveau national par la direction de la Sécurité Sociale et de la Commission Retraite et Action Social (CRAS) locale. En Ile de France, la CNAV IdF dispose donc d'une CRAS Ile de France (CRASIF) dont l'organe de direction est la DRASIF.
Une même personne occupe donc deux postes à temps plein, pour deux missions stratégiques, importantes et différentes. Cette situation dénoncée très tôt par Cipav.info ne semble inquiéter personne et pour cause, ce n'est pas la transparence qui caractérise les passages de témoins au sein de ces organisations.
Si la CNAV a bien communiqué officiellement sur la nomination de Sylvia Noll en septembre 2013, elle a été très discrète quant à l'arrivée de François Clouet pour la remplacer. Aucun communiqué ne semble avoir été émis, aucun organigramme ne semble avoir été actualisé et mis à disposition du public.
Même l'intelligence artificielle Mistral ne décèle aucune bribe d'information sur le sujet en dehors des publications de Cipav.Info.
Il est à noter aussi que malgré les nombreuses saisines officielles de notre collectif (lettres AR), que la tutelle et le directeur de la Sécurité Sociale n'ont jamais daigné répondre à nos questions légitimes sur ce point précis, ce qui est une nouvelle fois la preuve de leur complaisance et de l'omerta ambiante.
A la CIPAV, après les élections de décembre 2025 qui ont abouti à la constitution d'un "nouveau" conseil d'administration, c'est le silence radio sur la réelle disponibilité et activité de son directeur dont le parcours depuis 2020 a fait l'objet de quelques incidents dont l'annulation des 2 dernières élections du conseil d'administration et une mise en examen pour prise illégale d'intérêt.
Après il faut comprendre que tous les administrateurs élus ont accepté, pour être candidat au conseil d’administration, de s’engager à être solidaires des autres administrateurs et de renoncer par avance à tenir des propos désobligeants à l’égard de la CIPAV, à l’égard de son directeur général ou à l’égard de son directeur comptable et financier.
Si l'on pouvait admettre qu'en fin d'année, le maintien de François Clouet à la tête de la CIPAV relevait d'une période transitoire de mutation, il est désormais difficile d'accepter la situation sur 6 mois. Même si les deux fonctions sont distinctes et concernent les professions libérales pour la CIPAV et le régime général pour la CRASIF, on note dans la description officielle des missions de cette dernière "le suivi des résultats de la branche retraite pour la région Ile de France".
Ce suivi inclut-il les résultats de la CIPAV sur la région créant ainsi une situation d'auto-contrôle et un conflit d'intérêt potentiel ?
A quand une communication claire sur le fonctionnement de ces deux organismes ?
Des questions légitimes et pas de réponse, ce qui est contre nature et insultant pour les adhérents de la CIPAV.
Dans l'attente, de réponses claires, les adhérents de la CIPAV sont aussi impatients de connaître la décision du Tribunal judiciaire de Paris concernant l'annulation ou non des élections 2025, pour la troisième fois de suite.
Il est vraiment temps que le scandale de la CIPAV cesse et que les adhérents puissent obtenir un service de qualité car depuis plus de quinze ans, il n'y a que les dirigeants de la CIPAV ou de sa tutelle pour se satisfaire de ce qu'il s'y passe.
Yann Franquet, président du collectif CIPAV INFO.