L'Union fait la force face aux agissements de la CIPAV.

► Témoignage d'un administrateur CIPAV sur les pratiques mafieuses de son Conseil d'Administration.

Cipavinfo0225  Que tout change pour que rien ne change…


A la lecture des professions de foi des candidats aux postes d’administrateurs de la Cipav, quel que soit le collège, mais spécialement chez les prestataires où je postule, on s’aperçoit que nombreux sont responsables, comme administrateurs des années 2014 à 2020, des dernières sanctions prises contre la Cipav par les autorités sociales : à savoir la suspension du conseil d’administration et le limogeage du directeur pour des actions dont certaines relèvent du pénal et d’autres du harcèlement. Le directeur de la sécurité sociale écrit dans son courrier du 31 juillet que l’ex directeur « reconnaît lui-même des emportements et des colères et convient qu’elles puissent être intenses ». Dans le même courrier il rappelle également que l’ex directeur s’est octroyé « une augmentation de salaire significative de sa rémunération signée par lui... ». Ces candidats se vantent des résultats positifs obtenus par la gestion qu’ils ont soutenue et cautionnée depuis tant d’années et qui a amené la Cipav là où elle est aujourd’hui. C’est-à-dire sous tutelle provisoire. Ils refusent la réalité : la cécité les habite.

Ils ont mal lu et pas voulu comprendre les rapports de la Cour des Comptes dénonçant les dysfonctionnements, les malversations, les non respects de la loi, les mauvais placements des fonds de réserves, etc. La suite des mauvaises manières des gestionnaires élus et administratifs de la Cipav serait encore longue à énumérer… Ce n’est plus le lieu. Mais enfin, pendant six ans et jusqu’il y a peu la plupart de celles et ceux qui s’identifient comme « nouveaux candidats » ont soutenu l’ex président Castans responsable en chef des catastrophes qui se sont enchaînées. Ce fameux ex président voulait, sur les fonds de la Cipav, faire un procès contre l’État qui avait l’outrecuidance de contester sa gestion et celle de son acolyte. Il faut noter d’ailleurs que sans son mentor (l’ex directeur Selmati) l’ex président Castans ne se représente pas devant les suffrages de ses pairs architectes. Peut-être « les nouveaux élus » architectes, qui l’ont tant soutenu, demanderont-ils qu’il devienne président d’honneur, comme lui-même le fit en 2015 avec son prédécesseur Escourrou ?


C’est vrai qu’il faut un certain courage ou une certaine impudeur pour se représenter aux votes des adhérents de la Cipav après tous ces petits arrangements entre amis. Castans a choisi la fuite devant ses responsabilités. Les « nouveaux candidats », plus d’une dizaine, sans pudeur aucune, se présentent vierges de toute responsabilité. Plus, ils revendiquent les résultats de la Cipav, faisant fi des rapports de la Cour des Comptes de 2014 et 2017 et de celui de l’IGAS de 2020, après avoir couvert toutes les turpitudes et autres mauvaises actions de l’ex président Castans et de l’ex directeur Selmati, que ce soit envers les salariés, les adhérents et certains administrateurs dont votre serviteur. Frédéric Martin a raison de rappeler dans sa profession de foi les conditions de son départ du dernier CA (2014-2020).


« En 2014 j’étais élu administrateur de la Cipav, après l’audit de la Cour des Comptes, espérant faire entendre une autre voix au conseil d’administration. Mais celui-ci est resté sous le contrôle d’un collège représentant une minorité d’adhérents, bloquant tout véritable changement. J’ai donc démissionné en 2016, refusant de cautionner cette situation. Ma lettre de démission se concluait ainsi : « ne pouvant plus longtemps accepter la façon dont vous orchestrez le musèlement des voix opposantes avec l’appui d’un directeur au comportement inacceptable à l’égard d’administrateurs élus par les adhérents, je préfère quitter une instance qui n’a aucune capacité ni volonté réelle de réformer cet organisme, et qui tolère de telles pratiques . J’ai continué à agir pendant 4 ans avec d’autres acteurs, jusqu’à ce qu’un administrateur provisoire soit nommé et le directeur général révoqué.»


Moi-même après avoir été menacé, insulté et interdit de parole par Selmati en conseil d’administration, sous le regard narquois de Castans et de ses affidés, j’ai été proprement « viré » du CA sans sommation, car je demandais des excuses à l’ex directeur Selmati pour m’avoir coupé la parole. Je n’ai dû ma réintégration qu’à une action en justice auprès du tribunal administratif. Action qui a imposé ma réintégration. Sans les excuses toutefois, ce qui m’interdit la présence en CA.


Et chez ces affidés qui ont le toupet et l’impudeur de se représenter au poste d’administrateur, après tous les préjudices qu’ils ont occasionnés à la Cipav, je veux citer ici en premier lieu, à tout seigneur tout honneur, M. Vedrenne, une sorte de Raminagrobis matois, toujours du côté de Castans, incapable d’avoir une opinion par lui-même : la voix de son maître. Absolument sourd à ce que devrait être le fonctionnement normal de la Cipav et qui le prouve d’ailleurs en écrivant dans sa profession de foi qu’il veut « instaurer un régime universel de base pour toutes les professions libérales ». Atterrissez François, tenez-vous au courant des changements dans la législation. Quant à vouloir « défendre les intérêts de tous les adhérents de la Cipav »… Que ne l’avez-vous fait au cours des six ans passés comme secrétaire de Castans !


Je veux ensuite citer M. Tauzin ex trésorier de la Cipav, candidat retraité aujourd’hui. Il ose écrire après le renvoi de l’ex directeur Selmati et la suspension du CA que « le redressement de la Cipav est sur la bonne voie ». On croit rêver ! Comme trésorier on aurait aimé qu’il fît pour les adhérents un compte-rendu chiffré détaillé des résultats de ses actions pour «sécuriser les placements de la Cipav » et des rendements de la réserve sur les six ans passés.. Et bien non. A la place de bonnes paroles. Dormez en paix braves gens nous veillons sur votre argent. Quelle mépris pour les adhérents cotisants et prestataires.


Le troisième larron, lui aussi candidat retraité, ne manque pas de santé non plus. Candidat malheureux en 2014 contre Castans à la présidence de la Cipav et déjà soutenu par la CNPL, ses pairs lui accordèrent, comme lot de consolation, la présidence de la commission de contrôle censée contrôler, comme son nom l’indique, les irrégularités constatées ou signalées par des tiers. Je lui ai signalé de nombreuses fois par courriels, par lettres, par lettre recommandée d’intervenir sur des irrégularités concernant l’ex directeur Selmati. J’attends encore une réponse ou une intervention de sa part ne serait-ce que pour confronter mes écrits avec ceux de l’ex directeur Selmati. Alors, quand il écrit qu’il veut oeuvrer « pour une Cipav unie et efficace dans la transparence » et qu’il propose « élisez des administrateurs nouveaux et expérimentés », forcément mes yeux pleurent...


Je pourrais tout autant rappeler les prises de position au cours des six ans passés par la dizaine de candidat(e)s aux prochaines élections dans les différents collèges. J’ai eu l’occasion de les côtoyer et j’ai pu apprécier, pour certains la couardise, pour d’autres le silence de la peur, et pour quelques candidates seulement un certain courage à s’opposer parfois, pas très souvent, à l’inacceptable. Mais je vais arrêter là ce petit réquisitoire contre l’outrecuidance de trop nombreux candidats à vouloir nier leur implication dans les dérives de la Cipav qui l’ont menée là où elle est aujourd’hui. Notamment chez ceux qui se présentent dans le collège des prestataires. Retraités que j’ai représenté au cours des six ans passés et pour lesquels je suis candidat suppléant aujourd’hui. J’ai relevé au cours de ce propos ceux qui se présentent comme « nouveaux administrateurs » , je peux tout aussi bien relever celles et ceux qui arborent fièrement l’étiquette « cipav renouveau ». « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Quant à la CNPL et au CNDI je note quece sont des organisations qui sont plus habiles à soutenir des candidats un mois tous les six ans, plutôt que de peser de leur poids sur leurs candidats administrateurs, pendant les six ans de leurs mandats pour qu’ils appliquent une certaine déontologie...


J’ai oeuvré pendant toutes ces années, à l’intérieur du CA d’abord, puis à l’extérieur quand ils m’ont exclu, pour que la lumière soit faite sur les pratiques mafieuses de trop d’administrateurs. J’entends mafia comme organisation dont les activités sont soumises à une direction collégiale occulte (le conseil de l’ordre des architectes) et qui repose sur une stratégie d’infiltration des institutions, en l’occurrence la Cipav. J’ai voulu pousser ici ce cri, car je sais que demain les mêmes élu(e)s produiront les mêmes effets délétères pour les adhérents comme pour les salariés de la Cipav. Et je le regrette. C’est pourquoi j’ai posé ma candidature comme suppléant afin de faire entendre demain encore, avec d’autres je l’espère, ma voix qui n’est pas celle d’un béni oui-oui.

 

Jean Louis Bernard, administrateur CIPAV et candidat suppléant pour les prochaines élections.

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