Ces dernières années ont vu le transfert des appels de cotisation à l'Urssaf*, ce qui a ainsi allégé la charge de travail des équipes, ainsi qu'une réduction notable de la liste de professionnels indépendants obligatoirement assujettis à la CIPAV**. Les cotisants, retraités et ayants droits des travailleurs indépendants sont donc en droit d'attendre un service amélioré. S'il est vrai que certains aspects de la relation aux adhérents ont fait l'objet d'un travail de communication renforcé, il n'en reste pas moins que les signalements concernent notamment les dossiers de capital décès et indemnisation des enfants qui présentent les mêmes caractéristiques :
- des erreurs de calculs sur le montant des prestations sociales ou des trimestres
- des incohérences entre les divers documents transmis aux ayants droits et la multiplication des interlocuteurs en carence apparente de supervision du dossier par un interlocuteur unique
- une correspondance standardisée, parfois entachée de copier/coller manifestement sans rapport avec le cas du destinataire
- une formulation de la situation financière et des éventuelles sommes à devoir qui laissent les proches en deuil en situation d'incertitude et de détresse
Au décès du travailleur indépendant actif ou retraité, son entourage attend un accompagnement, une assistance de la part de l'organisme qui constitue parfois l'essentiel de la protection choisie par le professionnel, moyennant un effort financier conséquent. Déconcertées par l'insuffisance du soutien apporté, parfois en situation de faiblesse, les familles se tournent vers Cipav.info et ses avocats.
Les témoignages et les affaires traitées en justice révèlent des dossiers qui présentent une typologie d'anomalies récurrentes et qui ne semblent pas justifiées par une situation de surcharge des équipes.
Ce sont les carences en supervision des dossiers, parfois traités par des interlocuteurs multiples, qui sont ainsi mises en évidence, ce qui apparaît d'autant plus surprenant que toutes les dépenses sont soumises à l'ordonnancement de la dépense publique et donc à la mise en paiement par l'agent-comptable. Il y a donc une responsabilité forte par rapport aux engagements publics, déléguée à la CIPAV, que celle-ci ne semble pas traiter avec la rigueur souhaitée, surtout lorsqu'il s'agit de prestations à destination de bénéficiaires en situation de faiblesse.
Le collectif s'adresse donc à l'administrateur provisoire pour que soient pris en considération ces défauts ressentis comme des injustices et s'assure que la qualité du service dans le cadre des prestations sociales et du capital décès soient à la hauteur de l'attente légitime des travailleurs indépendants.