A l'image du RSI, la Cipav est un acronyme provoquant des bouffées d'angoisse chez les travailleurs qui exercent une activité libérale. L'an dernier, un collectif baptisé Les chats noirs s'était formé pour dénoncer les abus et les dérives de cette caisse en charge de la retraite complémentaire de plus de 300 professions aussi variées qu'architectes, consultants ou ostéopathes. Quelques mois plus tôt, ce fut au tour de la Cour des comptes de pointer du doigt la Cipav, sa "gestion désordonnée" et son "service déplorable".
En imposant le paiement de leurs cotisations par prélèvement automatique, la Cipav effraie à nouveau ses affiliés.
Alors qu'elle se remet tout juste du feu des critiques sur son fonctionnement, la caisse de retraite impose désormais le prélèvement automatique à ses affiliés, avec un ultimatum: le 6 novembre. Les récalcitrants verront leurs cotisations majorées. Légal?
